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Homélie du 8 mars 2009

Transfiguration, Macha ChmakoffLivre de la Genèse : 22. 1 à 18 : "Puisque tu m’as obéi... »

Psaume 115 : « Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur ?."

Lettre de saint Paul aux Romains. 8. 31 à 34 : "Il n’a pas refusé son propre Fils...."

Evangile selon saint Marc : 9. 2 à 10 : "Ils ne virent plus que lui, Jésus, seul, avec eux."

- Transfiguration, huile sur toile, Macha Chmakoff

Homélie : Michel Durand ; Orgue : Jean-Phlippe Dubor
Homélie du dimanche 8 mars 2009
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Plusieurs exégètes, étudiant les lettres de Saint Paul, affirment que cet apôtre est le grand oublié de la liturgie. Par ailleurs, il me semble que nous connaissons bien l’épisode de la transfiguration. Alors, je vous propose cette homélie sur la seconde lecture, la lettre de Paul aux Romains 8, 31-34.

Il serait bon de faire la lecture complète de cette lettre pour cerner le contexte de notre passage. Sinon toute la lettre, au moins les chapitres 8 et 9.

La reconnaissance de la réalité de la Résurrection relève d’un acte de foi qui place Dieu au centre de toutes nos réflexions, tous nos actes. Reconnaître dans sa propre existence sa Présence, en faire l’expérience, modifie assurément notre agir. Pierre, Jacques et Jean se demandent entre eux ce que veut dire « ressuscité d’entre les morts ». C’était avant la vision du Ressuscité et avant l’événement de la Pentecôte.

Paul a eu contact avec le Ressuscité et il comprit l’appel à l’accomplissement de la loi. Il contemple l’acte sauveur : Dieu a tellement aimé les hommes qu’il n’hésite pas à leur livrer son Fils ; celui-ci a tellement aimé les hommes qu’il s’est abandonné entre leurs mains ; désormais son Esprit est en nous et plus rien ne peut nous séparer de l’Amour infini du Père, du Fils et de l’Esprit.

« Que dire de plus ? »

Cette semaine de nombreuses et graves questions de société ont été soulevées. Elles sont et seront débattues au Parlement. Elles dépassent le cadre de la France et relèvent de l’Opinion publique que l’on trouve toujours à la racine des lois.

Je pense à la loi sur les beaux-parents. Je pense à la place de l’enfant dans les familles recomposées, monoparentales, homoparentales. Il faut également ajouter toutes les questions traitées en bioéthique.

Suite à la conférence, donnée ici même par Béatrice Bourges, et à une conversation avec Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon, rencontré au cours de l’inauguration de Macha Chmakoff, 76 toiles pour l’Evangile, Xavier Lacroix qui trouve très clair le petit ouvrage de Béatrice Bourges, je veux dire que, dans l’actuel débat, est oublié un siècle de psychanalyse. L’être humain possède une logique interne – parenté, filiation – qui détermine sa psychologie individuelle et sociétale. Cette évidence de la nature doit être affrontée à la réalité de la Résurrection, bien que celle-ci relève d’un acte de foi. Je viens de dire : « bien que ». Ne serait-il pas plus juste d’affirmer que, grâce à la foi en Jésus-Christ, les graves questions que nous nous posons trouverons une réponse ?

Deux domaines s’opposent.

L’un qui relève de l’amour, de la miséricorde, de la compassion, de l’attention à ce que vivent les personnes : on veut leur bien.

L’autre qui met en avant le respect de lois attachées à la nature humaine comme l’a bien analysée la psychanalyse. On parle ici de justice. Parfois, la justice d’oppose à l’amour et inversement.

Dans les chapitre 8 et 9 de l’épître aux Romains, Paul tente de réconcilier Amour et Justice. Les Juifs, trop attachés à la justification par la loi, à la justice de la loi n’ont pas vu l’amour de Dieu, sa véritable justice, manifesté en Christ que Dieu n’a pas hésité à livrer pour le bien de l’humanité. Mystère de l’Incarnation.

Face aux nombreuses questions qui nous dépassent, par exemple, le cas d’une mère porteuse d’un enfant conçu en laboratoire avec un sperme congelé, sélectionné mais anonyme, je pense que Dieu prend l’initiative de la réponse.

L’homme est incapable de faire par lui-même son salut. Sans fidéisme, en ne démissionnant pas de sa raison, il doit humblement se tourner vers Dieu et accepter l’aide que lui apporte l’Esprit, l’envoyé du Ressuscité. Telle est sa sagesse.

Dans le récit biblique de Jonas, on voit ce dernier être violement vexé et en colère parce que le ricin, sous lequel il se protégeait de la chaleur du soleil, dépérit. Le Seigneur lui répond : « Toi, tu as pitié de cette plante pour laquelle tu n’as pas peiné et que tu n’as pas fait croître ; fille d’une nuit, elle a disparu âgée d’une nuit. Et moi je n’aurais pas pitié de Ninive la grande ville où il y a plus de 120.000 êtres humains qui ne savent distinguer leur droite de leur gauche » !

Quand nous ne savons plus distinguer la main droite de la main gauche, que faire ?

Je résume :

il me semble

- 1° que nous devons humblement accepter les données scientifiques et entrer dans le débat à ce niveau pour s’accorder sur les explications les plus certaines.

- 2° ensuite nous ouvrir à l’Esprit Saint qui, avec Dieu, ne peut abandonner l’humanité dans une errance sans fin.

Christ est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous.

 

 

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